La voie de l\'excellence / Français Second Cycle

La voie de l\'excellence / Français Second Cycle

Conférebce sur la liberté de Monsieur Cheikh Tizane Samb

ACADEMIE DE KAOLACK                                                            2006-2007  

LYCCEE DE NDOFFANE                                                             Philosophie

 

 

 

Présentée par Cheikh Tizane Samb,

Professeur de Philosophie

 

L’intitulé du thème suscite d’emblée, pour un esprit curieux, une série de questions qui se résument à trois essentiellement :

 

Pourquoi choisir Sartre pour parler de liberté ?

Qu’est-ce que l’existentialisme sartrien ?

En quoi cet existentialisme est-il une philosophie de la liberté ou du moins qu’est-ce que la liberté existentielle ?

 

Si nous avons choisi de réfléchir avec vous sur la philosophie de Sartre, c’est pour vous permettre, chers élèves, de mieux comprendre l’œuvre de ce brillant intellectuel qui de surcroît est inscrite au programme de philosophie au Sénégal.

L’exposé s’inscrit dans un projet ambitieux de vulgarisation de la pensée des grands auteurs. Le choix de Sartre ne s’explique donc pas par amour pour sa pensée, pensée que du reste nous ne maîtrisons pas bien, car n’étant pas spécialiste dans ce domaine. Ce choix s’explique uniquement par la volonté de coller au programme et partant de faciliter votre compréhension, vous les élèves, de l’œuvre de ce monument de la philosophie qu’est Jean Paul Sartre.

 

Ayant ainsi répondu à la première question, nous pouvons maintenant aborder la deuxième qui est de savoir ce qu’est l’existentialisme. Mais permettez-moi, avant d’entamer cette réflexion, de présenter brièvement Sartre dans sa vie comme dans son œuvre.

Qui est Jean Paul Sartre et d’où lui vient sa notoriété ? (Pour quoi est-il si célèbre ?)

Une brève présentation biographique, nous permettra de découvrir que Jean Paul Sartre est né le 21 juin 1905 à Paris, dans le seizième arrondissement. Après des études secondaires, il entre à l’Ecole Normale Supérieure d’où il sort avec une licence de philosophie et une agrégation en 1929. A la suite de quoi il a été nommé professeur de philosophie au Lycée du Havre, puis à Paris au Lycée Condorcet et au Lycée Pasteur.

Son œuvre philosophique majeure, en l’occurrence L’Etre et le Néant publié en 1944 concentre l’essentiel de sa philosophie qu’il qualifie de philosophie de l’existence. Mais, son texte le plus connu et qui consacre en grande partie la notoriété de Sartre, demeure, sans aucun doute,  L’existentialisme est un humanisme. En effet, il a été le thème d’une conférence animée par Sartre lui-même et destinée à vulgariser sa pensée contenue dans L’Etre et le Néant, qui par son style et par sa profondeur n’était pas accessible au commun des mortels, qui pour cette raison en avait une compréhension limitée pour ne pas dire lacunaire.

Cette conférence de vulgarisation a été aussi saisie par l’auteur pour démonter une à une les critiques et les objections des marxistes et des catholiques à l’encontre de sa philosophie défendue dans L’Etre et le Néant.

Il faut souligner toutefois l’apport non négligeable des publications littéraires (Romans, nouvelles, récits) de Sartre dans sa notoriété : La Nausée en 1938, Le Mûr en 1939, L’Idiot de la famille en 1972. Ses publications théâtrales lui valent aussi un succès incommensurable : Les Mouches en 1943, La Putain respectueuse en 1946, Les mains sales en 1948 et Le Diable et le Bon Dieu en 1951.

Il y a enfin deux faits qui ont grandement contribué à la réputation internationale de Sartre, et qui, pour cette raison, méritent d’être soulignés. Il s’agit de son engagement politique au côté des faibles, pour la défense de la justice. Engagement qui se traduit par deux actes majeurs : dénonciation de la guerre de l’Algérie, condamnation de l’intervention soviétique en Hongrie (1956) et participation en 1967 au tribunal Russell chargé d’enquêter sur les crimes de guerre américains au Vietnam. L’autre fait  à signaler, c’est son refus en 1964 du Prix Nobel de littérature. Refus qu’il justifie en disant simplement :

« Si j’avais accepté ce Nobel, j’aurais été récupéré. »

 S’il a refusé d’être consacré pour cette prestigieuse distinction littéraire, c’est donc à juste titre pour éviter la récupération et garder toute son  indépendance, afin de pouvoir aller jusqu’au bout de son engagement.

Il meurt le 15 Avril 1980 à Paris, non sans avoir laissé à la postérité une œuvre riche en interrogations. Et cet exposé tentera de répondre à quelques unes.

 

Après donc cette présentation escamotée de Sartre, nous pouvons maintenant entrer dans le fond du débat, en essayant de répondre à cette interrogation :

Qu’est-ce que l’existentialisme sartrien ?

Répondant à  cette question, Sartre dit ceci : « je ne sais pas ce que c’est », avant d’ajouter « ma philosophie est une philosophie de l’existence ».

Mais, si nous nous limitons à cette première définition, toute philosophie pourrait se réclamer de l’existentialisme ; car posant d’une manière ou d’une autre le problème de l’existence. D’ailleurs, Kant ne résume-t-il pas toutes les questions de la philosophie à la question fondamentale : Qu’est-ce que l’homme ?

Il nous faut donc nécessairement préciser ce qu’est véritablement l’existentialisme en rapport cette fois-ci avec son principe  fondamental de «  l’existence précède l’essence. » Ce principe ainsi posé révèle deux choses : d’abord que l’existentialisme prône la primauté de l’existence, et qu’ensuite il est l’envers de l’essentialisme.

Dans L’Existentialisme est un humanisme, Sartre s’attelle à nous faire comprendre l’opposition qui existe entre l’existentialisme et l’essentialisme. Pour ce faire, il prend l’exemple d’un coupe-papier.

Lorsque l’on considère, dit- il, un objet fabriqué, comme par exemple un coupe-papier, cet objet a été fabriqué par un artisan qui s’est inspiré d’un concept, le concept de coupe-papier. L’artisan a pensé le coupe-papier, la façon de le fabriquer et l’a produit ensuite. Bref, il a pensé son « essence », c’est-à-dire l’ensemble des recettes et des  qualités qui permettent de le définir et de le produire, avant de lui donner l’existence. Ici donc, c’est l’essence qui précède l’existence.

Pour produire un objet, il faut d’abord savoir ce qu’il est, comment il est. Cette table devant moi est certes fabriquée par un menuisier, mais elle a d’abord existé comme maquette, comme projet dans sa tête, dans son entendement avant de l’être dans la réalité. C’est dire que le menuisier a pensé son essence, c'est-à-dire ce qu’elle doit être, ce à quoi elle doit ressembler et servir, avant sa fabrication effective.

Les penseurs essentialistes voient entre Dieu et l’homme le même rapport que celui qui existe entre l’homme et sa création et plus précisément entre l’ouvrier et le coupe-papier.

D’après cette logique, Dieu avant de créer l’homme a pensé son essence et par conséquent l’a produit conformément à une nature préétablie, à un projet a priori auquel il ne pourrait se dérober. C’est là que l’existentialisme sartrien s’oppose catégoriquement à l’essentialisme.

Pour Sartre ce qui est valable pour l’objet ne l’est pas pour l’homme. Car si l’être de l’objet ou de la chose est déductible, l’existence humaine, elle, est absurde, c'est-à-dire non déductible. Autrement dit, l’existence de l’homme ne se déduit d’une quelconque volonté divine, d’un quelconque projet a priori. Rien n’explique cette existence si ce n’est la gratuité, la contingence. L’homme existe par accident  et son existence n’est en rien nécessaire.

Par conséquent, il pouvait ne point exister. S’il existe donc, ce n’est pas en vertu d’un Dieu qui aurait pensé son essence pour ensuite le créer. Sur cette question il faut comprendre la position de Sartre qui parce que athée ne saurait accepter l’idée d’une existence humaine pensée et conçue par Dieu. Pour lui l’existence humaine relève d’une pure absurdité, d’une totale irrationalité qu’aucune cause nécessaire ne saurait expliquer. Dans La Nausée, il dit :

« L’essentiel c’est la contingence. Je veux dire par définition, l’existence n’est pas la nécessité. Exister, c’est être là, simplement ; les existants apparaissent, se laissent rencontrer, mais on ne peut les déduire. Il y a des gens, je crois qui ont compris ça. Seulement ils ont essayé de surmonter cette contingence en inventant un être nécessaire et cause de soi. Or aucun être nécessaire ne peut expliquer l’existence : la contingence n’est pas un faux-semblant ; une apparence qu’on peut dissiper ; c’est l’absolu, par conséquent la gratuité parfaite. Tout est gratuit, ce jardin, cette ville et moi-même. »

Il est donc clair que pour Sartre aucune cause nécessaire ne peut expliquer l’existence humaine. Et si d’aucuns inventent un Dieu, suprême puissance pour expliquer leur existence, c’est uniquement pour se consoler de la dureté de leur condition. Car si dieu n’existe pas, l’homme sent la lourdeur de sa responsabilité en tant qu’être abandonné, délaissé, vivant dans un état de déréliction absolue. Comme Dieu n’existe pas, ce qui est la position de Sartre, l’homme est donc délaissé, c’est-à-dire abandonné à lui-même sans secours, sans recours et surtout sans excuses. Il ne peut par conséquent être défini a priori, et ne saurait avoir une essence préétablie. Il n’est alors rien avant son existence. Ce qui veut dire qu’il existe d’abord et se définit ensuite. Chez lui donc l’existence précède l’essence.

Mais aussi, si Dieu n’existait pas, l’homme se définirait-il pas lui-même ? Dans ce cas, n’est-il pas ce qu’il se fait lui-même, c’est-à-dire, un « faire-libre ». Il est même liberté renchérit Sartre. Et dire que l’homme est liberté, c’est dire que sa liberté n’est pas conceptuelle ou théorique, c’est son existence même qui est liberté.

 « Ma liberté, dit Sartre, n’est pas une qualité surajoutée ou une propriété de ma nature ; elle est très exactement l’étoffe de mon être ».

 Si son existence est liberté, l’homme ne peut s’empêcher d’être libre. Il est donc « condamné à être libre ».

 

Mais,  que signifie réellement cette liberté ?

Comment se manifeste-t-elle concrètement dans le vécu de l’homme ?

 

Sartre observe trois niveaux de manifestation  de cette liberté :

 

- Premier niveau : Elle se manifeste dans les rapports que l’homme lui-même entretient avec les choses. Celles-ci existent mais l’ignorent, elles sont alors « en soi ». L’homme, lui, existe et se connaît existant, il est pour cela un « pour soi », c’est-à-dire un être doué de conscience qui, contrairement aux choses ne se contente pas d’être simplement. Il existe et par sa conscience il donne existence aux choses qui, en ce sens, sont pour lui.

Une montre par exemple, en tant qu’objet, ne se connaît pas existante, c’est l’homme qui l’a créée. Avant qu’elle ne devienne montre réelle, elle a d’abord été montre potentielle ou en puissance dans la tête de l’horloger. Celui-ci s’est dit qu’une montre doit ressembler à ceci, et lui a assigné, en cela, un être. Il s’est également dit qu’une montre doit servir à cela, et lui a du coup assigné une fonction. La montre ainsi conçue n’est donc rien en elle-même. On peut dire que tout en elle, elle le tient de l’homme. Par conséquent celui-ci est libre par rapport à elle et peut l’utiliser, la manipuler à sa guise. Il en est de même de toutes les choses qui, en tant que « en soi », c’est-à-dire des êtres non doués de conscience, sont pour l’homme. Celui-ci est donc supérieur à elles en dignité.

Et, pour marquer cette supériorité, les existentialistes distinguent les verbes être et exister en réservant le premier aux choses, en ce qu’elles se contentent simplement d’être, et le second à l’homme, en ce qu’il se sait existant. Ainsi on dira de l’homme qu’il existe et de la chose qu’elle est tout simplement.

 

-Deuxième niveau : La liberté de l’homme s’exprime dans son rapport aux différentes situations ou circonstances du monde par la manière dont il les vit en leur conférant une valeur. Pour Jean Paul Sartre, l’ homme est certes un être de situations : il a un corps, un passé, des amis ou des ennemis, des obstacles devant lui, des problèmes vitaux à  résoudre. Mais, celles-ci (les situations) ne sont rien en elles-mêmes. C’est l’homme qui, conformément à un programme (un projet) consciemment mûri, leur donne et un sens et une signification. Ce qui nous le prouve, c’est qu’une même situation peut revêtir plusieurs significations. Tout dépend de l’homme, de l’interprétation qu’il en donne.

 

Par exemple, la situation d’esclave n’est pas en soi intolérable. Si elle l’est, c’est toujours en rapport à un projet, à une idée selon laquelle Je ne dois être l’esclave de personne. Cette idée-là, nous dit Sartre, est libre, car personne ne nous l’a imposée.

 

Un autre, dans la même situation pourrait se faire une autre idée en considérant peut-être l’esclavage comme une épreuve sanctifiant, une punition ou un destin qu’il faut courageusement et volontairement accepter. Aucune situation donc n’est en soi intolérable, elle ne le devient que lorsqu’un projet de révolte lui a conféré ce sens.  Ce sont par conséquent mes libres projets qui donnent une signification aux situations. Celles-ci, dans la mesure où je peux les vivre à ma manière, ne sauraient entamer ma liberté.

« Le monde, nous dit Sartre, n’est jamais que le miroir de ma liberté. »

 Autrement dit, les situations de la vie au lieu d’enfreindre ou d’entraver ma liberté, la révèlent avec plus de netteté. Et cette liberté que j’ai à leur égard doit pouvoir m’amener à les dépasser, c’est-à-dire à les résoudre à ma manière, et ce, librement. Ce dépassement des situations auquel il nous invite, Sartre l’appelle la transcendance.

 

-Troisième niveau : La liberté de l’homme s’appréhende dans son rapport à lui-même. En effet, on a l’habitude d’entendre dire de quelqu’un qu’il a du caractère ou qu’il a une personnalité forte, et d’un autre qu’il est faible psychologiquement, qu’il est timide ou peureux, en comprenant par là que de telles attitudes s’expliquent par la nature de l’homme lui-même ou par l’univers social dans lequel il évolue. Sartre dit Non ; comme l’homme existe d’abord et se définit ensuite, aucun de ses comportements n’est orienté par une essence préétablie. Et comme les situations qui découlent de ses rapports avec ses semblables ne sont rien en elles-mêmes, aucune de ses attitudes non  plus ne saurait être déterminée, du moins entièrement par son existence sociale.

Sous ce rapport son attitude, son comportement, sa personnalité propre s’offrent comme le résultat d’un projet et s’explique toujours en rapport à un choix autonome. Ce qui nous le prouve, c’est que l’homme peut à tout moment changer d’attitude et développer une autre image de lui-même, en cessant par exemple d’être peureux ou lâche.

Dans L’Existentialisme est un humanisme, Sartre prend l’exemple de la timidité pour nous expliquer la liberté que l’homme a par rapport à sa propre personne. Selon lui, l’homme peut par le biais d’une autocritique, ce qu’il appelle le dédoublement par l’entremise de la conscience, poser sa propre personnalité comme objet de réflexion et dans ce cas opérer autant de choix qu’il veut par rapport à cette personnalité. S’il est effectivement timide et qu’il se rend compte par l’autocritique de sa timidité, Sartre nous dit qu’il est libre d’y rester et dans ce cas sa timidité serait l’expression de son choix. Maintenant s’il ne veut plus demeurer timide, Sartre lui conseille d’aller consulter un médecin (psychiatre ou psychologue) pour changer car la timidité est une maladie.

 

Nous voyons donc à travers cet exemple que la personnalité ou l’image que l’homme offre de lui-même est tributaire de son choix et ce choix exprime sa liberté. Il  peut être timide, courageux ou peureux, mais dans tous les cas son attitude traduit son choix autonome et ne saurait être expliquée par l’univers social dans lequel il évolue, encore moins par sa structuration biologique.

 « Ma peur, dit Sartre, est libre et manifeste ma liberté. J’ai mis toute ma liberté dans ma peur et je me suis choisi peureux en telle ou telle circonstance ; en telle autre, j’existerai comme volontaire et courageux et j’aurai mis toute ma liberté dans mon courage. »

 

L’enseignement à tirer de notre analyse des trois niveaux de liberté c’est, sans nul doute, celui de la pleine liberté de l’homme. Si l’homme n’est rien d’autre que ce qu’il se fait lui-même, c’est-à-dire ses propres choix, ses propres projets, il est alors radicalement libre. Toutefois, la pleine liberté va de pair avec la pleine responsabilité. Que donc si l’homme est entièrement libre, il est tout à fait normal qu’il soit aussi entièrement responsable. Cette responsabilité découle du primat de l’existence même. Si son existence précède son essence et si cette existence, elle-même, est liberté, l’homme est alors totalement responsable de ses actes et doit en répondre.

Cependant cette responsabilité de l’homme fonctionne d’une manière très particulière chez Sartre. En toute bonne logique, l’homme ne devait être responsable que de son existence, que de sa stricte individualité. Mais, Sartre dit Non, cette responsabilité n’est pas seulement une prise en charge individuelle de soi-même. Etre responsable, c’est aussi être responsable de tous les autres hommes. C’est dire que l’homme ne porte pas seulement la responsabilité totale de son existence, il porte aussi celle de l’existence de tous les autres.

Mais comment l’homme peut-il être responsable de tous les autres hommes ? Et qu’est- ce qui lui confère une si lourde responsabilité ?

 

 Selon Sartre, l’homme est un être en situation et par conséquent, il lui faut impérativement se déterminer par rapport aux circonstances de la vie. En tant qu’être abandonné sans recours et sans excuses, il lui faut absolument choisir ses propres valeurs, choisir la personne qu’il veut être, choisir sa façon de vivre le monde. Mais choisir, c’est élire une valeur, c’est valoriser une option sur une pluralité de possibles. Celui qui choisit, étant donné qu’il choisit d’abord et avant tout pour lui-même, ne peut s’engager que pour le bien. Et ce qui est bien pour lui peut aussi l’être pour les autres. Dès lors son choix est comme un modèle valable pour les autres hommes. Dans ce cas lorsqu’il choisit, il choisit une certaine façon d’être de l’homme ; il choisit donc autrui ; il choisit tous les hommes. C’est ce que Sartre suggère lorsqu’il écrit : 

« Il n’est pas un seul de nos actes, qui en créant l’homme que nous voulons être, ne crée en même temps, une image de l’homme tel que nous estimons qu’il doit être. »

Pour preuve, l’auteur donne l’exemple du mariage. Se marier, déclare-t-il, c’est clamer à la face du monde que le mariage a de la valeur, et partant engager autrui à faire de même. Par mon choix individuel j’entraîne les autres en orientant les leurs. Par mon choix donc j’engage toute l’humanité et du coup je suis responsable de tous les hommes.

Mes chers élèves, à ce  niveau de notre analyse,  nous voyons, sans développer davantage, que l’existentialisme sartrien est bel et bien une philosophie de la liberté. Le thème de notre exposé, qui prétendait voir en l’existentialisme de Sartre un plaidoyer pour la liberté, est donc largement justifié, car tout l’existentialisme Sartrien  est régi par une volonté manifeste d’affirmation de la liberté de l’homme.



11/11/2010

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